LE CHOUCHEN - BAYE

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LE CHOUCHEN


Nom Breton pour l'hydromel (Chamillard en Gallo). C'était la boisson des dieux, des druides et des jeunes mariés. Sa mauvaise réputation dans le pays vient de ce que les vieux Bretons ont tous un mauvais souvenir de cuite au chouchen à raconter. il a été remis au goût du jour par quelques apiculteurs passionnés. De la bonne eau, du bon miel et des levures naturelles sont les seuls ingrédients a entrer dans la composition d'un chouchen digne de ce nom.

 



Traditionnellement doux et tirant à plus de 14°, les amateurs se tournent aujourd'hui volontiers vers les chouchens plus secs, plus délicats.
Quelques mots sur les acteurs principaux à la base de la production: une ruche comprend environs 40 000 abeilles dont une reine. La vie des ouvrières est courte 5 à 6 semaines l'été, elles meurent épuisées par le travail.


Une abeille peut transporter au cours d'un vol 50 mg de nectar. un vol s'effectuant sur 2 à 3 km, il faut pour obtenir 1Kg de miel 100 000 Kms (aller retour) soit environs 40 000 vols.
II faut ajouter que les abeilles sont indispensables à l'équilibre de la nature. Nombreuses sont les cultures comme les arbres fruitiers qui dépendent du travail de ces infatiguables butineuses.


http://www.apiservices.biz/fr/lozachmeur




C'est à Baye que naît le meilleur chouchen
(extrait telegramme 24 aout 2015)


Pour la famille Lozachmeur, le miel est une passion et un métier. Une nouvelle génération est arrivée à la tête de l'entreprise.

L'histoire de l'hydromellerie de Cornouaille commence en 1929 avec François Lozachmeur. À Baye, sur la route de Quimperlé, c'est là que, depuis ce temps-là, se fabrique le chouchen. La 5e génération poursuit l'oeuvre du fondateur. Sous l'oeil encore vif de Gilles, qui a pris sa retraite il y a près d'une année. Son épouse Martine est encore là, aux côtés de ses deux fils, Julien et Alexandre. Pour elle, pas de secret : « il y a une seule sorte de chouchen, c'est le chouchen. » Et pour faire le chouchen qui n'est autre que l'hydromel breton, il faut du miel. Du bon miel.

La famille Lozachmeur exerce « un métier de passion. L'amour du produit, du bon produit. » Le chouchen se fabrique grâce à la fermentation du miel et de l'eau. « C'est une tradition de la région et de la famille, lance Martine Lozachmeur. Nous en fabriquons ici depuis 1929. C'est important de continuer, de ne pas laisser le produit mourir. » Dans le passé, les miels familiaux et locaux suffisaient à la production. Aujourd'hui, ils viennent aussi d'ailleurs. « Nous travaillons avec des apiculteurs de toute la France. Il faut une association de miels bien particuliers pour un bon chouchen. Il faut du miel corsé, foncé, qui a du goût... » Miels de fleurs et miel de sarrasin sont incontournables. Tout comme le tour de main qui se transmet de père en fils. « Ce savoir faire est inexplicable, précise la famille. C'est la patte, la recette, le procédé, le feeling. »

Belle renommée


La production est aujourd'hui de 150 000 litres. L'entreprise fait vivre cinq salariés dont un à mi-temps, en charge plus particulièrement des marchés. Car l'entreprise familiale est présente sur les marchés locaux de Moëlan-sur-Mer, Quimper, Quimperlé, Lorient, Bénodet, Concarneau et Crozon. Tout en conservant ses produits vendus en gros ou au détail ou à déguster dans les crêperies, elle fabrique aussi le chouchen pour les apiculteurs. C'est l'hydromellerie de Cornouaille qui a fait connaître le chouchen en France. Pour cette action, le ministre de l'Artisanat d'alors, Jean-Pierre Raffarin a distingué l'entreprise du Mercure d'or en 1995. « Je lui ai serré la main », se souvient Gilles Lozachmeur. « Et on a gardé la photo », glisse son épouse.

Le patriarche, comme l'appellent ses proches, est aujourd'hui à la retraite. « Mettre le produit au point, voilà qui l'a fait vibrer. À mon époque, le chouchen ne se gardait pas trop, les bouchons sautaient des bouteilles, c'était trouble. On est arrivé à faire un produit qui plaît. Et qui plaît toujours puisque tous les apiculteurs viennent chez nous. »

La relève sera assurée par Alexandre Lozachmeur, 39 ans et présent dans l'entreprise depuis une quinzaine d'années, et son frère julien, revenu dans le giron il y a un an et demi. Tous les deux sont tombés dans le miel et le chouchen tout petit. « C'est parti pour une nouvelle génération, assure Julien Lozachmeur. Un bon produit, c'est ma fierté. On ne va pas changer. Ce sera toujours le même produit, fait de façon artisanale. »

Hydromellerie de Cornouaille, miel et chouchen, 400, route de Quimperlé, Baye. Ouvert tous les jours sauf samedi et dimanche, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 19 h. Tel : 02 98 96 80 20

 
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